Quelle piplette !

Bärlauch, enfin!!!

Bärlauch en allemand, c’est l’ail des ours, l’ail sauvage ou encore l’ail des bois. Je l’ai découverte il y a quelques années au détour d’un chemin (sur mon vélo, what else? et en compagnie de mon supérieur de l’époque, mon chef préféré ever, c’est moins commun) en route pour le merveilleux monastère de Maulbronn  (Kloster Maulbronn) qui a fondé le décor du non moins merveilleux livre de Hermann Hesse : Unterm Rad, L’ornière. L’auteur a passé une partie de sa scolarité dans cet ensemble  architectural encore très bien conservé et que je vous conseille d’aller arpenter au petit matin ensoleillé. Ce fut pour moi à chaque fois une révélation quasi… mystique alors que je serais plutôt une copine de Descartes. Mais je vais arrêter ici mes considérations vaguement philosophiques pour répondre à l’appel de mon ventre gourmand.

La plante pousse au mois d’avril et, les dernières années de mon séjour en Allemagne, je ratais toujours la cueillette optimale, avant que les fleurs ne poussent. Malheureusement, la plante ne pousse pas partout et pas spécialement en Bretagne (Vous êtes bien chanceuses vous les Alsaciennes notamment). Je me suis quand même renseignée l’année dernière – trop tard pour la cueillette mais l’info n’est pas tombée dans l’oreille d’une sourde  – et dimanche dernier j’en ai trouvé près de chez moi, sur une seule « station » comme on dit en botanique.

Donc à 11h dimanche dernier sur les bords du Canal de l’Ille et Rance, il y avait de l’ail des ours. A 11h30… y’en avait pu parce que j’ai (quasiment) tout pris!!
560g de feuilles dans mon panier.

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Et j’en ai fait du pesto à ma façon!!! Pas qu’un peu,  j’avoue… je vous avais dit que mon ventre était gourmand.

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17,5 pots d’un mélange – passé au mixer – de feuilles d’ail des ours, de gousses d’ail, de noix du jardin, de parmesan « en poudre » et d’huile d’olives. Des quantités au feeling et une production qui va aller squatter le congélo de maman – plus grand que le mien – avant d’être savourée délicieusement jusqu’à la saison prochaine.

L’ail des ours peut aussi se cuisiner, comme les épinards en gros,  et je me suis régalée le soir de la cueillette. Voyez plutôt:

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Martina, das war fast so lecker wie der Vorgeschmack,
den ich bei Dir im März hatte!!!

Mon amie Martina m’avait déjà mis l’eau à la bouche quand j’étais allée la voir à Cologne en mars. Non contente d’être une très talentueuse patcheuse, elle est un véritable cordon-bleu (Für den Fall der Fälle: es heißt nicht « ein Käse-Schinken-Schnitzel sein »  auf Französich Martina, sondern « eine exzellente Köchin sein » und das bist du!!).

Voilà, j’ai pensé à vous sur ce coup et me suis efforcée de poster  le billet après l’heure du repas, ça devrait faire moins mal aux papilles!! Après… c’est un peu vous qui gérez l’heure de votre passage ici hihihi.

11 réflexions au sujet de « Bärlauch, enfin!!! »

  1. Super ! Merci Lilli. Par chez nous, il n’y a pas d’ail des ours, du moins je n’en ai jamais trouvé.
    Je me permets quelques petites suggestions pour la recette de pistou :
    – une amie m’en a offert fait avec des fanes de carottes, c’est un régal avec le petit goût de la carotte
    – je fais le mien avec de la sauce de soja et de la poudre d’amandes …… mmmmmh

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  2. Liebe Bea,
    oh, was für ein Post, ich bin um Zentimeter gewachsen. Gut, dass ich bereits zu Mittag gegessen habe, sonst wäre das hier zu lesen schlichtweg eine Zumutung *LOL* Bises, Martina

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  3. j’en ai un beau tapis derrière la maison! j’habite en Alsace…cela dit même sans ail des ours je préfèrerai vivre en Bretagne. J’y ai aussi habité quelques temps et vraiment aucune hésitation si j’avais le choix!

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  4. Ca donne vraiment envie, j’en avais entendu parler mais il faut que je me renseigner pour savoir si j’aurai la chance d’en trouver dans ma région. Merci pour ce partage, un agréable billet culinaire🙂

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  5. Je suis allée me documenter sur Internet et apparemment vous avez eu de la chance car en général elle pousse plus tôt, c’est d’ailleurs plus pratique car il ne faut pas la confondre avec le muguet qui lui est toxique et apparemment les feuilles sont facilement similaire dans la nature… Donc pas simple pour des « j’y connais rien » comme moi🙂 . Un conseil pour ne pas les confondre ? Merci🙂

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    1. Merci Lilitho pour cette remarque.
      C’est juste à l’odeur que je l’ai identifiée à l’époque. L’ail des ours sent…l’ail!
      Une odeur bien éloignée de celle du muguet et qu’on ne peut rater lorsqu’il fait doux/chaud fin avril. Pour avoir cette odeur caractéristique, il suffit de couper la feuille ou de la frotter entre ses doigts. Je pense qu’en regardant les pousses/bourgeons (?) des fleurs, on peut aussi faire la différence.

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  6. Liebe Frau S.,
    sehr schoen, Ihr Bärlauchpesto zu sehen. Hoffe, ich habe das richtig interpretiert. Kann ja nichts verstehen.
    Ganz liebe Gruesse,
    Thordis-Christina Vogt, die mit den Knoepfen…🙂

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